Il n’est pas facile de définir ce qui fait qu’un certain type de jazz sonne africain. Pourtant, en écoutant Zim Ngqawana, on n’a aucun doute. On pense immédiatement à Pharoah Sanders puis à Abdulhah Ibrahim. Le saxophoniste sud africain est encore assez peu connu sur la scène jazz en France. La sortie de cet album devrait réparer cette erreur. Tout ce qu’on peut attendre du jazz est au rendez-vous : la sensibilité du phrasé, la recherche des compositions et le groove. Allez, pour faire la fine bouche, on reprochera tout de même une chose à ces Zimphonic Suites, l’absence d’un vraie crise de folie qui pousserait le saxophoniste encore plus près de Pharoah Sanders.